Préparer ses fichiers pour l’impression (Photoshop / Illustrator / Indesign)

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Voilà vous venez de passer plusieurs heures sur votre flyer. Vous êtes vraiment très fière de votre travail. Reste que celui-ci n’est pour le moment qu’une suite de 0 et de 1 sauvegardé sur le disque dur de votre ordinateur. Vous devez maintenant l’imprimer. Vous avez bien en tête quelques notions et quelques conseils d’amis graphistes (CMJN / 300 dpi). Mais au fond tout cela ne vous parle pas vraiment. Alors voici un guide pour ne plus stresser au moment d’envoyer les fichiers à votre imprimeur.

Résolution de l’image

C’est certainement le conseil le plus élémentaire. C’est d’ailleurs une des choses les plus connues (vous savez les 300 dpi). On pourrait croire qu’il n’est pas important de revenir dessus. Je pense le contraire.

Vous avez passé des heures à concevoir votre projet graphique. Ce serait tout de même dommage que le rendu final soit pixelisé.

La résolution d’impression est plus du double que de celle de votre écran. Ce qui veut simplement dire que ce n’est pas parce que c’est beau sur votre écran que le rendu similaire après impression.

La résolution d’impression est de 300 DPI alors que les graphiques Web sont à la résolution de 72 DPI. Lors de la conception pour l’impression, vous devez vous assurer que votre fichier est configuré et sauvegardé à 300 PPI pour que le rendu final soit net. Si dans votre logiciel vous voyez 300 PPI ou PPP (point par pouce) au lieu de DPI. Pas de panique il s’agit de la même chose.

On va voir maintenant sur les trois logiciels de la suite Adobe liés au print comment s’assurer de ces réglages.

Ouvrez un nouveau document dans l’un des trois programmes. Dans les zones désignées, sélectionnez 300PPI :

Dans Illustrator, ce champ s’appelle « Raster Effects ».

Dans Photoshop, ce champ est intitulé « Résolution ».

Dans InDesign, assurez-vous que le champ « Intention » est défini sur « Imprimer », ce qui suppose automatiquement que votre résolution est de 300PPI.

Je vous invite vraiment à faire attention sur le fait de récupérer des images sur Internet. Je pense principalement à Google image. En plus des problèmes liés aux droits d’auteurs, les photos que vous allez « télécharger » seront en 72 dpi. Donc non adapté au print.

Photoshop :

Commencez par ouvrir l’image dans photoshop.

Vous pouvez vous rendre Option / Taille de l’image. Là dans la fenêtre vous pouvez choisir la résolution. Changez le 72 en 300 DPI.

Vous noterez que les dimensions de cette image changeront automatiquement. Alors si vous partez d’une image en 500 x 500 px que vous passez en 300 DPI vous n’aurez qu’une bouille de pixels à la fin. Attention donc à choisir des images suffisamment grande dès le départ.

Il ne vous reste plus qu’à valider le réglage.

Sur Illustrator

Si vous dessinez dans Illustrator, il vous suffit de cliquer sur l’image et de regarder dans le coin gauche de la barre d’outils en haut de votre écran. Vous trouverez ici le profil de couleur de l’image ainsi que la résolution PPI.

Pour changer votre image de 72 à 300ppi, vous devez redimensionner votre image jusqu’à ce que le chiffre dans le coin supérieur finisse par être à (ou près de) 300. Si vous réduisez l’échelle de votre photo, le PPI augmentera, tandis que si vous augmentez la taille de l’image, le PPI diminuera.

InDesign

Sur Indesign c’est super simple. Cliquez simplement sur la touche F8. C’est le raccourci  pour ouvrir la fenêtre d’information. Sélectionnez ensuite votre image et vous verrez les informations.

À partir de là, vous souhaitez rechercher les zones « PPP réel et PPP effectif ».

Le PPP effectif est la résolution de l’image mise à l’échelle dans le document. Le PPP réel est la résolution de l’image à son échelle originale de 100 %.

Dans la capture d’écran ci-dessous, je n’ai pas redimensionné mon image dans mon document, donc les deux chiffres sont identiques. Comme dans Illustrator, vous pouvez réduire la taille de l’image pour augmenter la résolution de l’image (le PPP effectif) jusqu’à 300PPP.

Profil de couleur

On l’a vu juste au-dessus. Vos image doivent avoir une taille bien spécifique avant d’être imprimées. De la même façon elles doivent avoir un profil colorimétrique spécifique.

Voici très rapidement un petit cours sur les profils de couleurs (CMJN, RVB et Pantone / PMS). Le pantone est souvent utilisé pour des couleurs bien spécifiques comme par exemple sur la carte de visite design soft touch ou vernis sélectif découvrez l’imprimerie www.limprimeriegenerale.com. Je vais donc parler simplement de RVB et CMJN. Donc quand vous utilisez votre écran, celui-ci fonctionne sur le modèle RVB (Rouge / vert / bleu). Ces trois couleurs de base formeront toutes les couleurs qui s’afficheront pour vous à l’écran. A la différence du print où toutes les couleurs seront réalisées en mélangeant les couleurs Cyan (C – qui est un bleu), le Magenta (M – qui est un rouge), le jaune (J) et N (le noir). Le moyen le plus simple de comprendre cette différence est d’ouvrir votre imprimante personnelle. Vous allez voir 4 cartouches. Avec les dénominations (C – M – J et N) sur chacune.

Ainsi pour éviter d’avoir des surprises après l’impression, en se disant que le rose à l’écran ne ressort pas de la même façon après impression. Il est important de travailler avec le bon profil de couleur. J’ajouterai qu’en plus il faudrait calibrer les couleurs de votre écran. C’est une chose que l’on a tendance à oublier.

Sur Illustrator et Photoshop :

Lors de la configuration d’un nouveau fichier de conception dans Illustrator ou Photoshop, les deux écrans Nouveau document auront un champ intitulé « Mode couleur ». Assurez-vous que ce menu déroulant a sélectionné CMJN, et vous êtes prêt à y aller.

InDesign :

Comme pour InDesign, cette valeur est par défaut CMJN lorsque vous sélectionnez « Imprimer » comme « Intention » pour le document prédéfini.

InDesign n’intègre cependant pas d’images dans votre fichier. Il les relie plutôt. Cela signifie que même si votre fichier est configuré en CMJN, l’image liée ne sera pas automatiquement convertie en CMJN.

Il faut donc bien penser dès l’origine au format de son image. Il est possible de faire la modification à l’export en PDF. Mais je préconise de le faire avant.

Pour convertir l’ensemble de votre document en CMJN à l’exportation PDF, rendez-vous sur :

Illustrateur : Fichier > Enregistrer sous… et choisissez « Adobe PDF », nommez votre fichier puis choisissez Enregistrer.

Photoshop : Fichier >  Enregistrer sous… et choisissez « Photoshop PDF », nommez votre fichier puis choisissez Enregistrer.

InDesign : Fichier >  Adobe PDF  et sélectionnez « [Haute qualité d’impression]… », nommez votre fichier puis choisissez « Enregistrer.

Ensuite, dans les trois programmes, une fenêtre de préréglage PDF s’ouvre. A partir de là, choisissez l’onglet « Output » sur le côté gauche, et changez le champ « Color Conversion » pour « Convert to Destination » et assurez-vous que votre champ « Destination » indique « U ». S. Web Coated (SWOP) v2″. CMJN.

Cliquez ensuite sur Exporter et c’est bon !

Types de fichiers

En général, la façon la plus sûre d’envoyer votre fichier à l’imprimerie est d’envoyer un PDF (j’ai appris de cette façon et j’ai toujours fait comme ça). J’ai vu des imprimeurs qui acceptaient d’autres formats (notamment .ai – illustrator, ou les fichiers Indesign ou Xpress). Mais préférez tout de même exporter en PDF, c’est une valeur sure.

Oubliez tout de suite les formats suivants : Documents Word, fichiers Publisher, diapositives Powerpoint ou Keynote, documents Google pages, etc. (sauf si vous êtes étudiant et que vous souhaitez simplement imprimer votre mémoire là OK 😉 ).

Fond perdu

Les fonds perdus sont probablement l’élément le plus important et le moins bien compris dans les choses à penser avancer d’imprimer. Un fond perdu est une marge supplémentaire autour des quatre côtés de votre document. Le but de cette marge est de permettre le débordement des images ou des aplats de couleurs qui touche l’un des borts de votre document. Le fond perdu sera découpé au massicot après l’impression (c’est pour cette raison qu’il est perdu 😉 ). De cette façon l’image imprimée sera découpée nettement sur les bords. Il n’y aura pas de zones blanches non imprimées. Ce qui serait disgracieux. Ce rembourrage est habituellement de 5 à 10 mm de plus sur chaque côté.

Dans cette optique, il est important que vos documents prêts à imprimer soient configurés avec des fonds perdus dès le début, afin que vous puissiez les concevoir au fur et à mesure.

Illustrator et InDesign

Dans Illustrator et InDesign, il est facile de configurer les fonds perdus dès le départ. Lors de la création d’un nouveau document, dans le champ « Fond perdu », assurez-vous que les quatre faces soient réglés de cette façon :

Maintenant, lorsque ferez votre maquette, assurez-vous simplement que n’importe quelle couleur ou image qui touche le bord dépasse dans cette zone. (Comme sur l’exemple ci-dessous).

Lorsque vous sauvegardez votre PDF final, assurez-vous que vos fonds perdus soient également sauvegardés et exportés.

Quel que soit le PDF Preset que vous avez sélectionné, assurez-vous d’aller dans l’onglet « Marques et fonds perdus » sur le côté gauche du panneau « Enregistrer Adobe PDF » et cochez la case « Utiliser les paramètres de fond perdu du document ».

Photoshop

Photoshop, n’a pas de paramètres de fond perdu. C’est parce que Photoshop n’est pas censé être utilisé pour la production de maquette d’impression (et je ne le recommande pas), mais pour beaucoup, c’est le seul programme qu’ils savent comment utiliser.

Vous devez donc le simuler. Prenez donc un document plus grand que ce que vous désirez réellement. Exemple vous souhaitez un flyer au format A4 (210mm X 297mm). A la création d’un nouveau document choisissez un document de 220mm X 317mm. Ajouter des repaires bleus à 5mm des bords sur chaque côtés. Et vous voilà avec un fond perdu. Il faudra alors communiquer à votre imprimeur la taille finale de votre découpe.

Vectorisez vos Polices

En règle générale, les imprimeries vous demanderont vectoriser le texte présent dans votre maquette avant de l’envoyer.

Ils le demandent pour deux raisons.

  • S’ils n’ont pas la police que vous avez utilisée dans votre projet, (qui n’est qu’en local sur votre ordinateur), un message d’erreur apparaîtra de leur côté et ils ne pourront pas faire des ajustements si nécessaire.
  • Rien ne sera accidentellement modifié, supprimé ou ajouté de leur côté parce que le texte ne sera pas modifiable.

Illustrateur et InDesign

Sélectionnez votre texte et allez dans le menu déroulant « Type » et sélectionnez « Créer des contours ».

Photoshop

Sélectionnez votre texte et allez dans le menu déroulant « Type » et sélectionnez « Convertir en forme ».

Maintenant, avec cette étape, ATTENTION ! La transformation de votre texte en contours ne rend pas seulement votre texte non modifiable pour l’imprimeur, mais il le sera aussi pour vous. Par conséquent, assurez-vous de sauvegarder ce fichier dans un NOUVEAU fichier, et n’écrasez PAS votre version modifiable.

Images intégrées

Il ne vous reste plus qu’une étape, qui consiste à intégrer les images liées que vous avez utilisées dans votre document.

Quelle est la différence entre une image liée et une image intégrée ?

Une image liée est lorsque le programme de conception établit un lien avec le fichier original qui se trouve quelque part sur votre ordinateur (il utilise le chemin du fichier pour l’inclure c:/mes-images/mon-image.jpg). L’avantage de procéder de cette façon est de diminuer la taille globale de votre fichier. L’inconvénient est que si vous ouvrez votre document sur l’ordinateur d’un ami sans le fichier image natif enregistré sur son disque dur, l’image n’apparaîtrait plus dans le document. Ca serait ballot.

Il est important d’intégrer vos images dans votre document avant de l’envoyer à l’impression, au cas où l’imprimerie aurait besoin d’ouvrir votre fichier pour une raison quelconque. De cette façon, les images ne disparaîtront pas de leur côté.

Alors, comment on fait ça ?

Illustrator

Cliquez sur l’image et allez dans le coin supérieur gauche de la barre d’outils où le nom et la résolution de l’image apparaissent. Cliquez sur le bouton juste à droite de la résolution de l’image qui indique « Embed ». Sauvegardez maintenant votre fichier et vous êtes prêt à partir !

InDesign

Avec InDesign, vous devez empaqueter votre fichier. L’empaquetage de votre fichier signifie qu’il combinera automatiquement toutes les polices et les images que vous avez utilisées dans votre document et les sauvegardera toutes dans un seul dossier. Vous n’intégrez pas exactement vos images, mais vous envoyez les images liées à votre imprimante dans un seul dossier, donc il agit de la même façon. Pour ce faire, allez dans Fichier > ; Paquet….

Photoshop

Pas besoin de s’inquiéter à ce sujet dans Photoshop ! Les images sont déjà intégrées dans votre fichier photoshop, il n’y a donc rien d’autre à faire ici !

Prenez contact avec votre imprimeur

Aujourd’hui, à l’heure où de nombreuses personnes passent par des services d’imprimerie en ligne pour imprimer leurs documents, n’oubliez pas qu’il reste possible de communiquer avec votre imprimeur, qu’il soit en ligne ou pas. Si vous avez des questions ou des préoccupations au sujet de ce que je viens d’exposer, ils peuvent vous orienter et vous conseiller. Surtout que parfois ils ne fonctionnent pas toujours de la même façon.

J’espère que ce petit tutoriel vous a été utile. Bonne impression à tous !

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A propos de l'auteur

Créateur du site, passionné par la domotique, le développement Web, Les gadgets Chinois et par plus ou moins tout ce qui existe en fait. Le site a été créé autour de l'impression 3D et la domotique, mais d'autres briques s'ajoutent eu fil du temps. Car dès que j'ai une passion, j'essaye de la faire partager.

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