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Dites-moi de quoi vous parlez (sur Twitter) et je vous dirai qui vous êtes : un algorithme prédit de fausses nouvelles

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Mieux vaut prévenir que guérir, disent-ils. Et cela semble être valable aussi sur le web : une pincée d’intelligence artificielle suffit, et le résultat est (presque) atteint. L’université de Sheffield a mis en place un système d’IA capable de prédire quels utilisateurs sont sur le point de partager de fausses nouvelles et des contenus peu fiables sur Twitter avant qu’ils ne le fassent réellement. Et le taux de réussite semble être particulièrement élevé, près de 80%. En bref, c’est un outil qui, sur le papier, pourrait être très utile au réseau social, qui entre les élections américaines, coronavirus et non seulement eu une 2020 très difficile (un exemple est la censure des tweets par Trump, Maduro et Bolsonaro).

Il est évident que l’équipe de chercheurs du département d’informatique ne s’appuie pas sur une boule de cristal, mais sur une série de paramètres fournis à l’intelligence artificielle pour qu’elle puisse reproduire – en simulant – le comportement potentiel des utilisateurs.

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L’ÉTUDE

Publiée dans la revue PeerJ, l’étude a analysé plus d’un million de tweets publiés par 6 200 utilisateurs. Deux catégories ont ensuite été créées, subdivisant les utilisateurs eux-mêmes en fonction de la fiabilité des sources habituellement utilisées pour partager les nouvelles (trusted – not trusted). Cela était nécessaire pour éduquer l’algorithme d’apprentissage machine afin qu’il puisse « prédire si, à l’avenir, un utilisateur retweet des contenus provenant de sources non fiables ».

Deux des principaux paramètres qui permettent à l’algorithme de reconnaître si l’utilisateur est digne de confiance ou non sont le langage utilisé dans le texte et le contenu lui-même : plus il est vulgaire, plus l’utilisateur est susceptible d’être enclin à partager de fausses nouvelles, tout comme les sources peu fiables sont plus susceptibles d’être utilisées par ceux qui parlent habituellement de politique et de religion. En résumé :

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DEMANDES

L’algorithme peut aider les grandes plateformes sociales telles que Twitter et Facebook à lutter contre la diffusion de fausses nouvelles. La désinformation passe par le réseau, elle est connue, et la bloquer à la source permettrait d’augmenter la fiabilité de ce qui se trouve sur le web.

Les médias sociaux sont devenus la principale plateforme de diffusion de la désinformation, avec un impact énorme sur la société et capables d’influencer le jugement des gens sur ce qui se passe dans le monde qui les entoure,

explique le Dr Nikos Aletras de l’Université de Sheffield. Un outil de prévention pourrait ainsi compléter les outils de vérification des faits existants, permettant un contrôle à plusieurs niveaux :

Crédits image : Pixabay

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A propos de l'auteur

Créateur du site, passionné par la domotique, le développement Web, Les gadgets Chinois et par plus ou moins tout ce qui existe en fait. Le site a été créé autour de l'impression 3D et de la domotique, mais d'autres briques s'ajoutent eu fil du temps. Car dès que j'ai une nouvelle passion, j'essaye de la faire partager. Vous pouvez aussi découvrir mon blog dédié à la pâtisserie.

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