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Associations culturelles, Kenadsa.com. Sidi Mhammed aimait toutes les œuvres de bien. Il creusa des puits à l’usage des Musulmans dans la zaouïa même, aménagea les sources de Tikoun rabi et de ‘Ain el Baraka. Avant la création de la Zaouia, les gens de Kenadsa étaient presque dénués de ressources. L’établissement de notre saint personnage dans cette localité rendit ces mêmes gens riches et les biens affluèrent vers eux de tous côtés. Les Pillards se trouvèrent impuissants contre la zaouïa et ses protégés, ils furent même obliges de servir Sidi M hammed de gré ou de force. La Horma de ce dernier devint célèbre on s'y rendait de toutes parts et beaucoup de gent s’y établirent a demeure. Le saint traitait, les affaires des visiteurs qui venaient demander ses conseils et ses bénédictions. 11 disait volontiers sous forme de sentence :
Quiconque est venu a nous n’a pas été déçu dans ses espérances,
Qui est sorti de chez nous a toujours réussi.
Les pieux visiteurs apportaient en retour a La zaouïa les produits que le Sahara ou les environs de la zaouïa ne pouvaient fournir: le blé, l’orge, la graisse de mouton, le mil, etc. L’influence de Sidi Mhammed était aussi grande que son humilité était profonde les zouar (visiteurs) qui venaient le trouver étaient surtout des gents de Beni Snassen (tribut du nord d’Oujda) des Beni Bou Zeggou (tribut a l’ouest d’Oujda)de l’Oued Za (environ de Ain béni Mathar des Oulad Amor (environ de Debdou), des Beni Fachât(tribu entre ouled Amor et Debdou), des Beni Oudjqa!(tribut des plaine de Melouya)), des gents de la région de Debdou et de celle de Tlemcen, Nadroma, Ils arrivaient quelquefois à la zaouïa au nombre de quatre cents hommes. Leur point de concentration pour ce pèlerinage était au sud de Debdou ; la première étape était à El Khourat ; la deuxièrne a Aioun el ksar ; La troisième a Oulad Harnou Arzaq ; la quatrième el Hacian (les deux puits) ; la cinquième a Ain Chair. Là les zouar déposaient les provisions nécessaires pour le retour. La sixième étape était à Boukais. Le septième jour on campait prés de la colline d’Oumm Sebaa ; la nuit de ce jour on envoyait un exprès au Cheikh pour le prévenir de l’arrivée de la caravane. Telle était la coutume. Le huitième jour les zouars arrivaient à la Zaouïa de Kenadsa.
Grâce à la renommée du Cheikh, le Ksar était devenu un véritable entrepôt. Avant l’installation de Sidi Mhammed, ses contribues se contentaient de faire le commerce du sel, de le porter de pays en pays et de le vendre au détail. Depuis cette installation, et grâce à la baraka du saint, ils ont fait tous les genres de commerce. Le saint était, en effet, un véritable palladium d’origine divine pour ceux qui vivaient autour de lui. Ses frères et ses khouans étaient, par lui, en sûreté partout ou ils allaient. Ils n’ont jamais cessé jusqu’a nos jours, d’aller et venir a travers le pays, de commercer, de gagner de l’argent, de posséder des biens dans diverses régions, depuis le Sous au Maroc jusqu’au Sahara de l’Est, du Cherg au Maghreb
Mots cles : zaouia de kenadsa, sidi mhammed ben bouziane
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